Quelques mammifères...

J'ai la chance d'avoir accès immédiatement à des forêts ou des pâtures ce qui me permet de varier les plaisirs.. Souvent, alors que je me poste pour photographier un volatile, le hasard, le sens du vent et le camouflage font que je fais de magnifiques rencontres...

Voici l'histoire de chaque photo...

Madame martre...

Je l'avais déjà aperçue sous ma voiture, en plein coeur du  village. Ce soir là, il était environ 22 heures, j'attendais que les hiboux moyens-ducs daignent me gratifier de leurs joutes vocales et aériennes lorsque j'entendis un bruissement léger, quelques mètres sur ma gauche. Pensant à un chien ou un chat, je me retournai et découvris ce beau spécimen. La luminosité était assez faible et elle se trouvait dissimulée par du grillage et un poteau électrique. Je n'ai pu retenir que cette seule photo, les autres étant trop floues ou saturées (je ne maîtrise pas tout à fait encore les règlages en urgence!)

Maître goupil...

Sans aucun doute ma plus belle rencontre. J'avais repéré des terriers que les anciens du villages connaissaient déjà quand ils étaient enfants. Tous les ans, ils sont recreusés, comblés. J'avais sélectionné une entrée dont plusieurs indices attestaient de la présence d'un ou plusieurs renards (déjections, forte odeur d'urine, restes de repas...une chambre d'ados quoi!).

Je me dissimulais sous mon filet de camouflage, à plat ventre dans le champ juste au-dessus, le long des barbelés, édifiés à la limite de la forêt...Au bout d'environ une heure et demie, le miracle s'accomplit...

(A noter quelques zones de flou sur les photos, il s'agit de mon filet car les photos sont prises de dessous...)

Pour le renard adulte, c'est une photo du 25/11. Il est 8h30, j'attends depuis 1h sous mon filet à l'abris du vent contre un tas de bois. Je distingue enfin son dos. Cette photo est la seule "potable" de la série et la dernière...juste avant qu'il ne me répère et se sauve!

Monture de Diane...

Animal emblématique de mon département, le sanglier règne en maître dans les grandes forêts. N'ayant plus aucun prédateur, ils pullulent et causent d'importants dégâts au niveau des cultures mais aussi dans les forêts. Bien qu'abondamment chassé, il n'est pas en danger. Il s'agit ici d'un jeune de l'année, courageux mais pas téméraire...

Chevreuil...

Bien dissimulé dans un buisson d'épines j'attendais que le hasard joue en ma faveur. Je suis toujours confiant car à toutes mes sorties, j'ai eu la chance de voir quelque chose. Ce jour là, deux chevreuils dévalèrent les pentes de la pâture et restèrent aux aguets (comble du daguet) plusieurs minutes. Rassurés, ils se mirent à brouter et se dirigèrent vers moi ! Face au vent, camouflé, aucune chance qu'ils ne me repèrent visuellement. Seul le bruit du déclencheur de mon boitier trahissait ma présence. Ils se rapprochèrent tellement prêt, que je dus arrêter mon shooting, incapable de les faire entrer dans mon objectif!!!

Un autre rouquin...

L'écureuil d'Eurasie pèse en moyenne 600 grammes pour une taille totale (sans la queue) de 18 à 25 cm, plus 16 à 20 cm pour sa queue aussi longue que le corps.
Son pelage s'épaissit et s'allonge en hiver, ce qui rend les « pinceaux » des oreilles plus visibles.
Sa couleur varie du roux clair au brun-noir selon les individus, le ventre est toujours blanc.
Une longue queue « en panache » lui sert de balancier et de gouvernail lorsqu'il grimpe ou bondit, mais aussi de signal optique en période d'accouplement ou pour exprimer certaines émotions.

J'ai pu observer celui-ci au téléobjectif pendant de longues minutes, mon camouflage étant de plus en plus au point! Par contre, je me suis montré trop gourmand, j'ai fait un pas de trop...en un éclair, la fusée rousse a rejoint la canopée ardennaise...

Lièvre

J'adore me promener le long des champs de blé au moi d'avril et de mai. Les tiges sont parfaites: assez grandes pour faire croire au lièvre qu'il est en sécurité et assez courtes pour trahir sa présence...Le lièvre ne me voyant pas, ne sait quelle réaction adopter...

Les 7 mercenaires...

Un soir d'été, le barbecue finissant de consumer ses dernières braises, ma compagne poussa un cri! Une ombre se mouvait sur le mur extérieur, très agile. La silhouette passe ensuite dans la haie, faisant trembler les frêles rameaux. Un loir! Gracieux et très moustachu je ne pouvais me résoudre à le tuer mais il avait fait de l'isolation du mur de la chambre de mon aînée ...son antre!

Je décidais dans un premier temps de le capturer avec mon objectif. le problème est que le loir sort la nuit. les photos qui suivent ont été prises dans le noir complet vers 23h. C'est pour cela qu'elles ne sont pas exceptionnelles car la mise au point est très délicate!

Pour la petite anecdote, j'ai acheté une nasse pour le piéger (avec un bon morceau  de carré bridel). J'allais ensuite le libérer en forêt. Savez-vous combien de fois ai-je réitéré l'opération? 7 fois!!!

Toilette matinale

En vacances dans l'Yonne, je suis allé me promener à la réserve ornithologique de Bas-Rebourseaux, entre Saint-Florentin et Auxerre. J'y suis allé avant que le jour ne se lève pour ne pas déranger les résidents et pouvoir me poster sans être repéré. J'ai observé des aigrettes blanches, hérons, martin-pêcheur, une bande de vanneaux est même venue faire une halte sur leur chmin migratoire et une famille de ragondins. Pratiquement une dizaine.

Le Ragondin (Myocastor coypus), est un rongeur de la famille des capromyidés, qui peut peser jusqu’à 9kg. Son corps mesure de 40 à 60 cm pour une queue de 25 à 45cm.

originaire d’Amérique du Sud, a été introduit en France début du siècle dernier pour sa fourrure, comme le rat musqué et le vison d’Amérique. Les espèces animales semi-aquatiques ont souvent attiré les amateurs de fourrure, du fait de la densité très importante du pelage (la loutre possède 30 000 à 50 000 poils par cm², le castor 12 000 à 23 000, alors qu’un chien, c’est 200 à 600). La mode de la fourrure passée, la crise de 1929, certains spécimens ont été relâchés dans la nature. S’ajoutant à ceux qui avaient réussi à s’échapper de leurs enclos inadaptés. Ils se sont donc reproduits et développés, ne retrouvant pas leurs prédateurs naturels que sont les alligators, jaguar, ocelot, pumas,…
Leur population et leur aire de répartition se sont vus accroitre rapidement ces vingt dernières années.
Il a généralement deux portées par an, comportant quatre et huit petits, parfois davantage. Une femelle de sept mois peut déjà mettre bas. La répartition entre mâles et femelle est à peu près égale. En une année, un seul couple peut engendrer 16 nouveaux individus.
Il semble tout de même que la mortalité soit élevée chez les jeunes (maladie, adaptation difficile à la végétation locale,… ?). Une des causes également est que le ragondin est sensible au froid , et d’autant plus aux gelées(et davantage les petits). Leur queue peut ainsi geler, et le ragondin mourir de gangrène. Le froid et la neige rendent également sa nourriture inaccessible, et ses déplacements plus difficiles. La mortalité est donc plus élevée dans le nord.
Mais malgré cela, les chiens, les renards et le piégeage, il continue à se développer.
La technique la plus employée pour contrôler la population de ragondin est le piégeage. Pour info, 50 fois plus de ragondins en été capturés en 2005 (1238) que dans les années 90.

Végétarien, l’un des plus gros rongeur au monde est un grand ravageur des berges et points d’eau. Il peut détruire une zone humide (avec ce que cela engendre pour les oiseaux, frai des poissons,…) de par sa consommation des végétaux aquatiques. C’est un opportuniste qui possède un régime alimentaire constitué de plantes très variées. Il peut provoquer également d’immense dégâts dans les cultures de maïs, tournesol, blé,…
Mais il fait aussi concurrence aux autres espèces animales en perturbant leur écosystème.

Son habitat est constitué de terriers, souvent sur la base de galeries de rats musqués, élargis pour atteindre 20 à 23 cm de diamètre.
Il est crépusculaire, voire nocturne.

On repère sa présence par notamment la végétation coupée, mais également par les crottes, de 4-5 cm flottant en surface, de couleur verte ou tendant vers le brun.

Il faut éviter d’entrer en contact avec une eau fréquentée par le ragondin, car celui-ci peut être porteur de nombreuses maladies, dont la leptospirose, transmise par les urines de tous les rongeurs. La moindre petite plaie peut être source de contagion, mais aussi les muqueuses (yeux,…).

Le ragondin ressemble au castor, et il est assez difficile de les différencier sans voir la queue. La forme du crâne diffère également, celui du castor étant plus imposant que celui du ragondin.

(source: http://www.viltansou.com)

Commentaires (1)

Nadia
  • 1. Nadia | 23/04/2016

Félicitations pour ton site de Piaf, la présentation est sobre et met en valeur tes superbes photos (tu devrais toutes les signer, pense aux droits de l'image !)
Bonne continuation

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